Message n° 9 du 29 mars 1946
Je revois la Dame. Elle porte l'Enfant sur son épaule. Sa tête est auréolée et rayonne dans toutes les directions. C'est comme si la Dame descendait, et je la vois maintenant debout sur le globe. Ce globe tourne sans cesse sous elle. La Dame me regarde et dit :
« Suis-moi .
Je la suis donc, et c'est comme si nous marchions au-dessus du globe. La Dame se tourne vers moi et dit :
« LUI » — et désigne l'Enfant — « Je veux le ramener au monde .
Mais en disant cela, elle secoue la tête. Je regarde l'Enfant et le vois se transformer en Croix. Soudain, la Croix tombe à terre devant moi et se brise en mille morceaux. Je regarde le monde et le vois plongé dans les ténèbres les plus profondes. Alors j'entends la Dame crier :
« Ramène-le au monde ! » Et
elle désigne la Croix brisée.
Le Message de Notre-Dame de tous les peuples ci-dessus fait suite au message précédent, formant un tout cohérent et unifié. Notre-Dame de tous les peuples est représentée avec l'Enfant Jésus reposant dans ses bras et rayonnant de lumière. Il est comparé au soleil, autour duquel la terre tourne, faisant allusion au modèle héliocentrique du système solaire. Il est significatif que, lorsque Notre-Dame de tous les peuples descende sur terre avec l'Enfant Jésus, la terre continue de tourner sous ses pieds.
Il convient de rappeler que, pendant longtemps, on a cru que d'autres corps célestes tournaient autour de la terre. Ce n'est que lorsque Nicolas Copernic, astronome polonais, a démontré l'existence d'un modèle différent, selon lequel la terre – ainsi que les autres planètes – orbite autour du soleil. Dans le contexte du Message, ce symbolisme prend une signification particulière : si la terre ne tournait pas autour du soleil, notre planète entière serait plongée dans les ténèbres. Le Christ est ici représenté comme la Lumière qui éclaire le chemin des hommes vers Dieu ; là où Il est absent, l'humanité est plongée dans les ténèbres spirituelles.
Notre-Dame de tous les peuples indique clairement que le Christ, Lumière du monde, a été rejeté par l'humanité et qu'elle désire le ramener au monde, et plus particulièrement à notre génération, qui l'a rejeté. Il est crucial que le Christ demeure Lumière pour chaque génération, ce qui s'accomplit, entre autres, par l'Écriture Sainte. C'est pourquoi il est si important qu'elle soit préservée intacte et fidèlement transmise aux générations futures à travers le monde.
Saint Pierre a été désigné gardien du Verbe vivant, appelé à veiller sur lui et à s'assurer qu'aucune puissance terrestre ne puisse l'influencer. Cependant, les messages de Notre-Dame de tous les peuples semblent suggérer un phénomène différent. La figure du Pape, apparue dans des messages antérieurs et manipulant l'Écriture Sainte dans tous les sens, représente symboliquement une tentative d'adapter la Parole de Dieu à l'esprit de ce monde. C'est l'expression de la pression exercée par des groupes hostiles au Christ, cherchant à affaiblir son message immuable.
Notre-Dame de tous les peuples indique clairement que le monde a perdu de vue le Christ. De plus en plus de personnes se détournent de lui, abandonnant la source de lumière et de vie.
L’Église catholique, fondée par le Christ lui-même et appelée à être sa présence visible sur terre, existe toujours. Cependant, comme le révèle le message, pour diverses raisons, elle ne remplit pas pleinement sa mission d’annoncer la Bonne Nouvelle et de conduire les âmes au salut.
Rétrospectivement, nous constatons que ce contre quoi Notre-Dame de tous les peuples nous a mis en garde lors des apparitions s’est considérablement aggravé. Une indifférence spirituelle s’est installée, qui a même imprégné l’Église elle-même. Nombre de prêtres, au lieu de s’opposer à l’esprit de ce monde, choisissent le silence ou le compromis, poussés par un désir de paix et de confort.
L’Église, qui devrait être le « sel de la terre » et la « lumière du monde » (cf. Mt 5, 13-14), au lieu de transformer le monde par la puissance de l’Évangile, succombe de plus en plus à son influence. Ainsi, elle perd son identité, devenant semblable au monde dans ses dimensions spirituelle et matérielle.
Les messages de Notre-Dame de tous les peuples ne sont pas seulement un avertissement ; ils sont aussi un appel à la conversion. Ils nous rappellent que c’est seulement en revenant au Christ et en restant fidèles à ses enseignements que l’Église peut redevenir une lumière dans les ténèbres et le chemin du salut.
Selon le message de Notre-Dame de tous les peuples, la mission d’Ida Peerdeman est de replanter la Croix dans le monde, d’entreprendre la mission que, par essence, l’Église du Christ doit accomplir.
Dans la vision, la Croix tombe à terre et se brise, et avec cet événement, le monde est plongé dans les ténèbres. Cette image fait allusion à la prophétie d’Isaïe, évoquée dans le message précédent, où Dieu annonce qu’il placera un pieu – symbole de la Croix – en un lieu sûr et durable. Les clés de la Maison de David et tous les objets du Temple y seront suspendus. Cependant, un jour viendra où le pieu glissera, tombera à terre et se brisera. Le sol dans lequel le pieu est planté est donc crucial. Si la roche dans laquelle il est enraciné se fissure, le pieu glissera et tombera.
Dans l'image du message, une croix brisée gît au sol, symbolisant son éloignement du fondement qu'était Céphas, le « roc », en référence à saint Pierre. Puisque la Croix, identifiée à Jésus lui-même, a été rejetée et déracinée de ce fondement, la Vierge Marie de tous les peuples désire la ramener au monde, à notre génération qui s'éloigne de plus en plus de Dieu et sombre dans les ténèbres spirituelles.
Aujourd'hui, les gens ne veulent plus porter leur croix ; ils ne veulent plus imiter le Christ dans son obéissance à la volonté du Père. Or, la Croix symbolise la résistance au péché et la volonté de se soumettre à la volonté divine. Lorsqu'une personne renonce à porter sa croix, elle renonce aussi au combat spirituel ; elle devient sans défense face aux tentations et aux forces des ténèbres. Alors, les ténèbres enveloppent non seulement l'individu, mais le monde entier.
C'est pourquoi la mission confiée à Ida Peerdeman est si cruciale. Elle nous rappelle que le monde a besoin de revenir à la Croix, de résister au péché et de suivre authentiquement Jésus. C’est seulement ainsi qu’il est possible de sortir des ténèbres spirituelles et de rendre à la lumière toute sa splendeur.
Soudain, je vois la Croix, de nouveau entière, placée au centre du monde. Autour d'elle se tiennent toutes sortes de gens, mais leurs têtes sont détournées. Soudain, je me sens très fatigué et j'en parle à la Dame, mais elle me sourit.
Puis, je la vois soudain assise dans un fauteuil. Elle tient de nouveau l'Enfant sur ses genoux. Cet Enfant rayonne dans toutes les directions. La Dame dit :
« Retourne d'abord à LUI, et alors seulement viendra la vraie paix .
» La Dame insiste sur le mot « vraie ». Puis des mots écrits en forme d'arc apparaissent autour d'elle. Je dois les lire à voix haute : « Vérité ». « Encore ? » je demande en regardant la Dame. Elle hoche la tête. C'est écrit au centre. Puis je lis à gauche : « Justice », et à droite : « Amour du prochain ».
La Croix est de nouveau placée au centre du monde, et pourtant, les hommes détournent le regard. Dans la vision d'Ida Peerdeman, ce moment revêt une profonde signification spirituelle. Le rejet de la Croix symbolise l'éloignement de l'humanité du chemin du Christ, de ses enseignements et de l'effort personnel que chacun de nous déploie dans la lutte contre le péché.
Dans cette image, Ida éprouve une grande lassitude. Cette expérience spirituelle révèle combien le chemin de la sainteté est difficile et exigeant. Les hommes ne veulent pas suivre le Christ car ce chemin n'est ni facile ni agréable.
Cet effort symbolique souligne que porter sa croix, et donc vivre selon l'Évangile, requiert effort, persévérance et force intérieure. C'est la lutte quotidienne contre le péché qui fait grandir l'âme humaine et la fortifie dans la foi.
Ce n'est que lorsqu'une personne s'engage dans cet effort et n'hésite pas à affronter ses propres faiblesses que la véritable paix devient possible, en elle-même et dans le monde. C’est le Christ qui guide les hommes dans ce combat : c’est lui qui leur donne la force, qui leur montre le chemin et qui leur rappelle que sans la Croix, point de résurrection.
Dans l’image du Message, nous voyons la Vierge Marie assise sur un trône, tenant l’Enfant Jésus dans ses bras. Cette représentation est en parfaite cohérence avec le message de tous les messages. Puisque le rocher s’est fendu et que la Croix – représentée par le Christ lui-même – a glissé de son socle et s’est brisée au sol, le nouveau « sol » où il repose est la Vierge Marie, enlaçant Jésus.
Ce symbolisme fait directement écho à l’image de l’Arbre de Vie et de son Fruit, Marie et Jésus. Lorsque nous contemplons l’image de la Vierge Marie, peinte selon la vision d’Ida Peerdeman, nous voyons que la Croix est enchâssée en elle – enchâssée en elle, pour ainsi dire, ce qui lui permet de demeurer droite et inébranlable.
Dans un message ultérieur, la Vierge Marie est représentée comme une brume qui, en se dissipant, révèle la Croix imprégnée de son essence, comme transpercée par elle. Remarquons que la Croix, dans cette image, ressemble à une épée. En nous référant à la prophétie de Siméon (Luc 2, 35), nous pouvons en discerner le sens profond : le fondement sur lequel la Croix est « fixée » est la Vierge Marie, qui fut jadis Marie. La prophétie de Siméon annonce que son âme sera transpercée par une épée ; les différentes traductions parlent tantôt du cœur, tantôt de l’âme, mais le sens demeure le même.
Cette image accomplit ainsi la prophétie de Siméon et d’Isaïe : la Croix devient une « épée », tandis que Marie devient le fondement sur lequel Dieu la place.
Lc 2,33-35
2,33 Son père et sa mère étaient émerveillés de ce qui se disait de lui.
2,34 Siméon les bénit et dit à Marie, sa mère : « Voici, cet enfant est destiné à la chute et au relèvement de beaucoup en Israël, et à être un signe qui suscitera la contradiction.
2,35 Et une épée te transpercera l’âme , afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient révélées. »
Notons que les protestants ne reconnaissent pas Marie dans le plan de salut de Dieu. Dans ce contexte, leurs intentions se révèlent lorsque Dieu place la Croix en elle comme un fondement sûr et inébranlable. Nous pouvons être certains que ceux qui s'attaquent à Marie désirent en réalité renverser le Christ.
C'est grâce à elle que la Croix est de nouveau au centre du monde ; c'est aussi grâce à ses révélations, qui ont retenti à travers le monde, que les pèlerinages vers la Croix sont si nombreux. La beauté de Marie et l'éclat de sa lumière conduisent les hommes au Christ. Elle est comme la gravité, grâce à laquelle les astres tournent autour du soleil. La Vierge Marie conduit les hommes au Christ, qui guérit l'humanité du péché.
Ensemble, ils constituent le centre de l'ordre spirituel autour duquel la vie humaine devrait s'organiser – tout comme, grâce à la gravité, la Terre tourne autour du soleil et, grâce au soleil, elle est vivante. Dans l'image du Message, cependant, nous voyons des gens se tenir autour de la Croix, replantée sur la terre, mais ils ne tournent pas leur regard vers elle.
La comparaison du Christ au soleil est purement symbolique. On ne peut regarder le soleil physiquement, car cela endommagerait la vue humaine. Le Christ, en revanche, n'est pas une lumière matérielle, mais spirituelle – une lumière qui ne nuit pas, mais guérit. Cette lumière, ce sont ses Paroles et ses enseignements.
L'Arbre de Vie, avec son Fruit, se dresse à nouveau au centre du monde – comme il l'était au commencement, avant qu'Adam et Ève ne désobéissent au commandement de Dieu. Nous voyons donc que, tout comme Adam et Ève furent jadis des disciples, aujourd'hui, renouvelés, ils deviennent des enseignants, transmettant l'enseignement de Dieu de génération en génération.
Chaque personne aujourd'hui peut « goûter » à ce Fruit : écouter ses enseignements, les mettre en pratique et les imiter dans sa vie quotidienne. Nous voyons donc que, tout comme sans le soleil il n'y aurait pas de vie sur notre planète, de même sans l'Arbre de Vie et sans goûter à son Fruit, il n'y aurait pas de vie éternelle.
L'enseignement du Christ tout entier englobe la justice, la vérité et l'amour du prochain – des valeurs qui se reflètent dans le signe de l'arc, symbole de l'alliance entre Dieu et l'humanité. La Vierge Marie présente à nouveau ce signe à Ida Peerdeman, nous rappelant sa signification éternelle. Ces trois valeurs constituent les piliers sur lesquels devrait reposer la vie de chacun. Leur inscription sur l'arche n'est pas fortuite : après le Déluge, alors que seule la famille de Noé demeurait sur terre, Dieu vit en eux la justice, la vérité et l'amour – des qualités qu'il souhaite voir en toute humanité.
Le message démontre clairement que sans la Croix – sans la lutte contre le péché et sans la volonté de se sacrifier – ces valeurs demeurent inaccessibles.
Après avoir lu ceci, je vois à ses pieds un lion de pierre auréolé d'une lumière transparente. Derrière le trône, j'aperçois des tours et des églises, ainsi que des évêques. « Ce n'est pas de notre Église », dis-je. Au fond de moi, je comprends : « C'est l'Église d'Angleterre. » Tandis que je la regarde, une croix en forme de X la traverse. Et je vois la Dame sourire. Soudain, l'Enfant sur ses genoux grandit. Il se tient maintenant droit et tient le Calice.
Puis, comme par magie, une échelle apparaît, et il me semble que je l'escalade. Parvenu en haut, je vois soudain devant moi un grand signe : un X traversé par la lettre P. La Dame dit :
« La religion entrera dans une lutte acharnée, et l'on s'efforcera de la fouler aux pieds. Ce sera si subtil que presque personne ne s'en apercevra. » Mais je vous préviens ! » Elle
prend un air grave et désigne le Calice. Je l'entends dire :
« Christus Regnum ! »
Et puis je vois Jérusalem à mes pieds. Je le comprends intérieurement. Une bataille fait rage. Soudain, j'aperçois le clergé arménien. Je lève alors deux doigts. Je revois la Dame, assise dans son fauteuil, entourée de tout cela. Je vois maintenant l'Église anglicane, l'Église russe, l'Église arménienne et bien d'autres Églises. Elles tournent sans cesse, s'évitant les unes les autres. La Dame observe avec inquiétude et je l'entends dire :
« Rome, prends garde ! » Elle
prononce ces mots avec insistance et serre le poing.
Puis la Dame disparaît soudainement.
L'image ci-dessus, représentant le message de Notre-Dame de tous les peuples, offre une scène riche en symbolisme et en complexité. Elle dépeint le jardin d'Éden, au centre duquel poussait l'Arbre de Vie. Elle fait allusion à la destruction des murs de Jéricho et à l'échelle de Jacob, et évoque également les paraboles évangéliques des noces et du royaume divisé.
Rappelons-nous d'abord la scène du livre de la Genèse, qui décrit l'Éden immédiatement après qu'Adam et Ève eurent transgressé le commandement de Dieu. Ce commandement servait d'avertissement, destiné à empêcher l'homme de goûter au fruit de l'arbre de la mort. Cependant, il ne s'agit pas seulement de l'acte de manger le fruit lui-même, mais aussi de l'enseignement selon lequel – tel un fruit empoisonné – il peut conduire l'âme à la mort.
Lorsqu'Adam et Ève, malgré l'avertissement divin, se tournent vers le fruit de la mort et se remplissent de péché, Dieu établit des chérubins pour garder l'accès à l'Arbre de Vie, afin que nul ne puisse atteindre la vie éternelle sans s'être purifié du mal. Il est aisé d'imaginer les conséquences d'une situation où le mal pourrait accéder à l'existence éternelle.
Dans l'image du message, nous voyons la Vierge Marie assise sur une sorte de trône, tenant l'Enfant Jésus dans ses bras. À ses pieds repose un lion auréolé de transparence, tandis qu'à l'arrière-plan se dressent des églises de différentes confessions chrétiennes.
En comparant cette image à la vision biblique du Paradis, on peut discerner une profonde analogie symbolique. La Vierge Marie avec l'Enfant Jésus apparaît comme l'Arbre de Vie et ses fruits. Le lion auréolé symbolise le chérubin qui garde l'accès à Dieu, tandis que les églises des différentes confessions, placées en arrière-plan, représentent d'autres arbres du paradis dont Dieu a permis à l'humanité de se nourrir – d'apprendre.
L'une des églises visibles derrière la Vierge Marie est l'Église anglicane, barrée d'une croix. Il est à noter qu'à ce moment précis, la Vierge Marie sourit – et comme nous le verrons, c'est un sourire empreint de confusion et d'une légère gêne, mais nous y reviendrons.
Pour comprendre la signification du « X », il faut d’abord observer l’échelle qu’Ida Peerdeman gravit, au sommet de laquelle figure le monogramme du Christ, « XP ». Il s’agit d’une abréviation du mot grec ΧΡΙΣΤΟΣ (Christos), qui signifie Christ. L’Église anglicane, quant à elle, utilise le symbole « X » seul. Si l’on retire le « P » du grec ΧΡΙΣΤΟΣ, il reste le mot ΧΙΣΤΟΣ, un adjectif signifiant « dépouillé de ses vêtements » ou « gratté », dérivé du verbe χίζω (chízō), qui signifie « gratter ».
Dans le contexte du Message, le « X » sans le « P » devient une référence symbolique à l’idée de « sans couverture ».
Penchons-nous maintenant sur la parabole des noces racontée par le Christ :
Matthieu 22:8-14
22:8 Alors il dit à ses serviteurs : « Le festin est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes.
22:9 Allez aux carrefours et invitez au festin tous ceux que vous trouverez. »
22:10 Les serviteurs allèrent dans les rues et amenèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, mauvais et bons. Et la salle fut remplie de convives.
22:11 Le roi entra pour voir les convives et vit un homme qui ne portait pas de vêtements de noces.
22:12 Il lui dit : « Ami, comment es-tu entré ici sans vêtements de noces ? » Mais il resta muet.
22:13 Alors le roi dit à ses serviteurs : « Liez-lui les mains et les pieds et jetez-le dehors dans les ténèbres. Là seront les pleurs et les grincements de dents. »
22:14 Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus .
L'Église d'Angleterre, avant sa séparation d'avec l'Église catholique, fut fondée par le Christ. Cependant, le schisme qui suivit la transforma en Église protestante, qui ne reconnaît pas le rôle de Marie dans le plan de salut de Dieu et dont les enseignements sont davantage soumis à l'esprit de ce monde qu'à l'ordre divin.
Dans la théologie protestante, la figure de la Mère de Dieu est souvent omise ou marginalisée. Or, puisque, comme mentionné précédemment, Marie est l'Arbre de Vie – celle qui donne au monde le Fruit du salut, Jésus-Christ – la rejeter revient à se couper de la source de vie.
Jésus-Christ est né de Marie. Sans elle, il n'y aurait pas de Sauveur, et donc pas de salut. Ce symbolisme révèle une vérité profonde : c'est uniquement par Marie que l'homme peut pleinement rencontrer le Christ et atteindre le salut. Une Église qui exclut la Mère de Dieu se coupe de la vie dont la source est son Fils.
Revenons-en maintenant à l'Église d'Angleterre, représentée comme dépouillée de ses vêtements. Dieu revêtit Adam et Ève lorsqu'ils apprirent à reconnaître le mal. Lorsqu'ils ont fait l'expérience du péché dans leur propre corps, leurs yeux se sont ouverts. La doctrine du péché, cependant, est bien plus complexe, et les événements de la Genèse ne constituent qu'un principe général. Dans cet esprit, Dieu revêt ceux qui reconnaissent le péché et vivent pour le bien, tandis que ceux qui n'ont pas intériorisé cette doctrine demeurent nus.
Dans ce contexte, l'Église anglicane, en se séparant de l'Église catholique, a été dépouillée des vêtements qu'elle avait reçus de Dieu. Sa séparation est la conséquence du péché, du rejet de Dieu ; tant qu'elle ne retourne pas à sa mère patrie, bien qu'appelée à l'origine par le Christ, elle ne peut être considérée comme élue.
Dans l'Évangile du Christ, nous lisons l'histoire d'un disciple qui le suivait. Or, au moment du procès, lorsque le Christ était conduit à la mort, ce disciple s'enfuit nu lorsque, pour l'arrêter, on lui arracha ses vêtements. Cet événement a une portée universelle et peut être interprété comme une prophétie qui a trouvé son accomplissement dans le cas de l'Église anglicane. Puisque ce sont les disciples du Christ qui ont contribué à fonder des églises de diverses confessions, nous pouvons nous référer à des églises spécifiques en les observant.
Revenant au sourire de Notre-Dame de tous les peuples, nous comprenons maintenant qu'il exprimait la confusion à la vue du « nu » — image symbolique de l'Église dépouillée de ses vêtements.
Mc 14.50-52
14.50 Alors tous l’abandonnèrent et s’enfuirent.
14.51 Un jeune homme le suivit, vêtu d’un linge qui couvrait son corps nu. Ils cherchèrent à s’emparer de lui,
14.52 mais il laissa le linge et s’enfuit nu .
Dans la suite du Message, nous sommes transportés à Jérusalem, ville sainte, mais aussi déchirée par les conflits. Jérusalem illustre les événements qui se déroulent au sein de l'Église du Christ à travers le monde. Elle révèle la persistance de disputes et de tensions entre les Églises chrétiennes de différentes confessions. Bien que toutes proclament leur foi en un seul Sauveur, les divisions persistent, obscurcissant la véritable lumière de l'Évangile.
Face à ces divisions, Notre-Dame de tous les peuples désigne Rome, cœur de l'Église catholique, comme le centre qui doit veiller à l'unité de l'Église du Christ. Il incombe à Rome, conformément à son autorité spirituelle, d'étouffer toute division dans l'œuf et de restaurer l'unité.
Le Christ n'est pas venu pour diviser, mais pour unir dans la vérité, l'amour et la justice. L'image de Jérusalem divisée par les Églises chrétiennes est à la fois un avertissement et un appel : ces divisions contredisent l'esprit de l'Évangile. Les combats, l'indifférence mutuelle et la rivalité entre confessions sont étrangers aux enseignements du Christ.
Le Message souligne clairement la nécessité d'agir : le Vatican est appelé à jouer un rôle essentiel dans le processus de réconciliation et de restauration de l'unité spirituelle. C'est seulement dans l'unité des Églises, fondée sur une foi commune en Jésus-Christ, qu'il sera possible de révéler pleinement sa lumière au monde.
Le Message inclut l'expression « Christus Regnum », qui signifie « Christ le Royaume ». Toutes les Églises, quelles que soient leurs confessions, constituent un seul Royaume, un seul Paradis, où chacun peut expérimenter leurs enseignements. Cependant, lorsque les Églises sont en désaccord, elles enseignent un enseignement qui contredit celui du Christ sur la véritable paix. L'image d'Églises en désaccord au sein d'un même Royaume fait allusion à la parabole du Christ selon laquelle un Royaume divisé contre lui-même ne peut survivre.
Mc 3,24-25
3,24 Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut subsister .
3,25 Et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne peut subsister.
La Vierge Marie désigne Rome du doigt, implorant Dieu de veiller sur tout cela, car l'absence de paix symbolise le péché, et le poing levé, les malédictions associées au mont Ebal.
Rappelons-nous que sur cette montagne se dressait un autel dédié à Dieu, où étaient offerts des sacrifices de paix. Dans ce contexte, l'absence de sacrifice de paix signifie une rupture de l'Alliance avec Dieu et entraîne les conséquences pénales décrites dans le Livre de la Loi de Moïse.
Dans la même image, lorsque la Vierge Marie apparaît, Ida Peerdeman lève deux doigts, symbolisant une bénédiction. Mais en l'absence de paix, la Vierge serre le poing, signifiant une malédiction. C'est une référence claire à l'Alliance de Dieu, forgée au pied du mont Garizim, symbole de bénédiction, et du mont Ebal, symbole de malédiction.
Une fois encore, la Vierge Marie, médiatrice de Dieu, nous rappelle l'Alliance, que beaucoup, de notre génération, voudraient oublier. Cependant, cette Alliance demeure en vigueur car elle est la Parole de Dieu.
Tournons-nous maintenant vers la ville de Jéricho, dans l'Ancien Testament, qui symbolise le Paradis. Jéricho se situait en Terre promise et était une ville fortifiée, dotée de hautes murailles que les forces humaines seules ne pouvaient conquérir.
Toutefois, Dieu, par l'intermédiaire de Josué, montra aux enfants d'Israël comment s'emparer de cette ville. Dans le livre de Josué, nous lisons que les enfants d'Israël devaient faire le tour de Jéricho avec l'Arche d'Alliance une fois par jour pendant six jours, puis sept fois le septième jour. Les prêtres devaient alors sonner du cor et le peuple pousser un cri de guerre. Lorsque les enfants d'Israël eurent accompli tout ce que Dieu leur avait ordonné, les murailles de la ville s'écroulèrent et ils y entrèrent (Josué 6:1-20).
Le message le plus important pour nous est celui qui découle de cet événement : seuls ceux qui obéissent à Dieu et à ses commandements peuvent entrer au Paradis et obtenir la vie éternelle. Il convient d'ajouter ici que Dieu annonça à l'humanité que les murs de Jéricho étaient irrémédiablement détruits et que nul ne pourrait les reconstruire, sous peine de malédiction.
Comparons maintenant cet événement biblique à l'image du Message. Aux pieds de la Dame de toutes les nations, nous voyons un lion couché auréolé de transparence. Dans le livre de la Genèse, ce « mur impénétrable » était représenté par les chérubins gardant l'accès à l'Arbre de Vie. Nous comprenons donc que les murs effondrés de Jéricho symbolisent un chérubin couché.
Cependant, pour entrer dans la ville et cueillir le Fruit de Vie, il faut franchir les « gravats », c'est-à-dire le chérubin couché. À cette fin, une échelle est utilisée, et Ida Peerdeman l'escalade. Au sommet, nous voyons le Christ tenant une coupe contenant le Fruit de Vie qui pousse sur l'Arbre de Vie. L'échelle symbolise l'effort spirituel que chacun doit fournir pour s'élever vers Dieu et ainsi obtenir la vie éternelle.
Genèse 28:10-14
28:10 Or, Jacob, ayant quitté Beer-Schéba pour se rendre à Haran,
28:11 arriva à un certain endroit et y passa la nuit, après le coucher du soleil. Il prit alors une pierre de cet endroit, la plaça sous sa tête et s'y coucha pour dormir.
28:12 Et en songe, il vit une échelle posée sur la terre, dont le sommet atteignait le ciel, et les anges de Dieu montaient et descendaient.
28:13 Et voici, l'Éternel se tenait au sommet du mont et dit : « Je suis l'Éternel, le Dieu d'Abraham et le Dieu d'Isaac . Le pays sur lequel tu es couché, je le donne à toi et à ta descendance.
28:14 Ta descendance sera aussi nombreuse que la poussière de la terre , et tu t'étendras à l'ouest et à l'est, au nord et au sud ; toutes les tribus de la terre seront bénies en toi et en ta descendance.
28:15 Je suis avec toi et je te garderai partout où tu iras, et ensuite je te ramènerai dans ce pays. Car je ne t'abandonnerai pas avant d'avoir accompli ce que je t'ai promis. »
L'image de l'échelle présente dans la vision représente le chemin spirituel d'une personne, le chemin de l'ascension vers Dieu. Ce symbolisme démontre clairement que le salut n'est ni évident ni automatique. Il exige un choix conscient, un travail spirituel constant, un cœur tourné vers Dieu et, surtout, l'écoute de sa Parole et sa mise en pratique fidèle au quotidien.
Dans cette image, Ida Peerdeman apparaît comme l'Ange de Dieu mentionné dans le passage susmentionné du Livre de la Genèse. Dieu annonce son retour en Terre promise, mais auparavant, sa descendance doit être aussi nombreuse que la poussière de la terre. Il ne s'agit pas de sa descendance physique, mais de sa descendance spirituelle, qu'elle recevra par les Révélations de la Dame de toutes les nations. Ceci illustre la mission particulière confiée à Ida Peerdeman : que, par elle, les messages de la Dame de toutes les nations se répandent à travers le monde, conduisant de nombreuses personnes à la foi, à la conversion et à la vie éternelle.
