Message n° 7 du 7 février 1946
« Europe, prends garde ! »
Soudain, je vois la Dame. Elle agite son doigt en signe d'avertissement et dit :
« Regarde l'Europe et avertis les nations d'Europe ! »
La Dame, d'un air grave, dit :
« Ora et labora. »
Elle agite de nouveau son doigt. Puis je vois un loup. Il court sans cesse devant moi, d'avant en arrière. Soudain, l'animal disparaît. Je vois alors une tête de mouton, entourée de cornes entrelacées. La Dame répète :
« L'Europe doit être prudente. Avertis les nations d'Europe ! »
Comme nous le verrons bientôt, le message tout entier – bien qu'exprimé à travers plusieurs images et présenté de diverses manières – aborde essentiellement un seul sujet : l'existence du mal et la lutte entre le bien et le mal. Cette lutte est inscrite dans l'histoire humaine depuis ses origines, lorsque Dieu instaura l'inimitié entre la femme, le serpent et leur descendance, comme nous le lisons dans le livre de la Genèse. L'existence du mal est nécessaire à l'homme pour discerner le bien du mal. En retour, la lutte contre le mal fortifie l'âme humaine et la pousse à faire le bien. Car on peut connaître le bien et le mal et pourtant succomber au mal à la première tentation.
De même, Adam et Ève savaient – dans une certaine mesure – qu'obéir à la volonté de Dieu est une bonne chose. Ils vivaient au Paradis, source de bien tant qu'ils restaient fidèles au commandement divin. Cependant, leur volonté s'est avérée trop faible pour résister à la tentation de transgresser le commandement de Dieu. La situation est similaire dans le monde moderne, qui regorge de tentations de toutes sortes. Si une âme connaît Dieu mais que sa volonté est faible et qu'elle est manipulée par les murmures du malin, elle est souvent trompée par le mal.
Il ne suffit pas de savoir distinguer le bien du mal ; il est aussi nécessaire d'avoir une volonté solide, en harmonie avec la volonté divine et pleinement connue de Dieu seul. Alors seulement, on ne succombera pas aux tentations ni aux murmures des pensées mauvaises. Cette force intérieure, mesurée selon les critères de Dieu, est essentielle à la vie dans le Royaume de Dieu. Dieu crée l'homme à son image ; par conséquent, la lutte contre le mal est au cœur de la vocation humaine. Lorsqu'il créa le monde, Dieu s'opposa également au mal, introduisant des principes et de l'ordre dans le chaos qui l'enveloppait. Ainsi, il répondit au mal par le bien.
Nous voyons donc que les commandements de Dieu sont bons, et que leur but est de conduire l'humanité hors des ténèbres. La parole de Dieu est lumière pour l'homme. L'expérience montre qu'un monde livré à lui-même tend finalement vers l'autodestruction, car il suit l'esprit de ce monde.
Il convient de mentionner ici que l'histoire d'Adam et Ève repose sur le principe relatif au mont Garizim – la montagne des bénédictions – et au mont Ébal – la montagne des malédictions. Ce principe est un élément essentiel des révélations de la Dame de toutes les nations.
Adam et Ève, fidèles à leur alliance avec Dieu, jouissaient de sa bénédiction et bénéficiaient de tous les bienfaits que le Paradis leur offrait. Cependant, lorsque cette alliance fut rompue, la terre devint pour eux une malédiction. Les épreuves de la vie, les souffrances et les catastrophes de toutes sortes sont les conséquences de la rupture du lien avec Dieu – des expériences par lesquelles l'homme expérimente directement les conséquences du péché et du mal. Parallèlement, elles ont aussi une fonction éducative : elles nous apprennent à distinguer le bien du mal et fortifient notre âme dans la pratique du bien.
Comme pour les premiers hommes, aujourd'hui encore, rompre l'alliance avec Dieu signifie que la terre peut devenir une malédiction pour l'homme. Toutefois, la lutte contre le mal demeure essentielle pour que l'homme se rapproche toujours plus de Dieu. Car celui qui reste passif face au mal ne suit pas le chemin de la ressemblance divine.
La locution latine « ora et labora », signifiant « prie et travaille », figure dans le message en question. Pour en saisir pleinement le sens, il convient de la replacer dans son contexte d'origine : la Règle de saint Benoît, qui sert de guide pratique à la vie des communautés monastiques. Saint Benoît soulignait qu'une vie guidée par des principes clairement définis conduit à un développement harmonieux, tant spirituel que matériel, à l'image de l'ordre instauré par Dieu dans le monde par la création, qui a vaincu le chaos. L'un de ces principes divins est d'apporter la paix à un monde en proie à l'agitation, comme le Christ nous l'a enseigné.
Il est également important de noter que les principes ne sont pas toujours d'origine divine. Les idéologies humaines peuvent certes reposer sur leurs propres règles, mais elles ne sont généralement pas conçues pour le bien de l'homme, mais plutôt pour l'asservir. La Règle de saint Benoît est entièrement fondée sur l'Écriture Sainte, la Parole qui vient de Dieu et qui œuvre pour le bien de l'homme. Vivre selon ses principes conduit à l'ordre et au développement, tandis que leur absence engendre le chaos et la stagnation, tant spirituelle que matérielle.
La Règle de saint Benoît aborde à plusieurs reprises le thème du combat entre le bien et le mal, ce qui correspond parfaitement au message de Notre-Dame de tous les peuples évoqué ici. Saint Benoît affirme que celui qui s'est éloigné de Dieu par la désobéissance doit revenir à Lui par l'obéissance.
Cependant, nous devons rester vigilants et discerner à qui nous obéissons, afin de ne pas suivre un « loup déguisé en brebis ». Nous ne devons pas suivre aveuglément un supérieur si ses enseignements contredisent l'Écriture sainte : « L'abbé ne doit rien établir ni ordonner de contraire à la loi de Dieu » (Règle de saint Benoît).
Cela signifie que le supérieur – le pasteur – ne crée pas ses propres doctrines, mais en est le transmetteur. La source de l'enseignement demeure la Parole révélée par Dieu, lumière pour l'humanité. De plus, nous devons observer attentivement les fruits de la vie du pasteur. Comme l'écrit saint Benoît : « Qu'il enseigne par l'exemple plutôt que par les paroles. »
La sainteté du pasteur est donc essentielle. Si cette règle est perturbée de quelque manière que ce soit, une telle personne ne devrait pas servir de supérieur, dont la tâche est de former le troupeau de Dieu. Un enseignement erroné prêché par un mauvais pasteur nuit à ceux qui, de bonne foi, ont cherché à obéir. Il est donc crucial de discerner où mène un enseignement donné. Saint Benoît décrit en détail les caractéristiques d'un bon pasteur et les méthodes qu'il utilise pour conduire les brebis des ténèbres à la lumière.
Nous voyons également que, dans le contexte du message de Notre-Dame de tous les peuples, il est particulièrement important de ne pas se laisser tromper par le « loup déguisé en brebis », ce qui correspond parfaitement à la Règle de saint Benoît. Il est important de souligner que la lutte contre le mal se déroule non seulement en dehors des murs de l'Église, mais aussi en son sein, comme le souligne Notre-Dame de tous les peuples. Dans le message précédent, nous avons décrit l'Église anglicane, dont le but n'est pas la réconciliation avec l'Église catholique, mais plutôt l'imposition de ses propres principes, conformes à l'esprit de ce monde.
Dans ce contexte, plus loin dans le message, on voit le Pape déformer les Saintes Écritures, ce qui signifie symboliquement qu'il tente d'adapter la Parole de Dieu à l'esprit de ce monde. Les conséquences d'un tel comportement sont identiques à celles de l'histoire d'Adam et Ève. Lorsque le commandement de Dieu est transgressé, la terre devient une malédiction pour l'homme. C'est pourquoi le message contient des avertissements adressés au monde et à l'Église : des catastrophes et des guerres surviendront, car rompre l'alliance avec Dieu en falsifiant les Saintes Écritures conduit à la destruction de l'ordre qu'il a établi.
L'expression « ora et labora » souligne que l'élément divin doit être présent dans chaque œuvre et action humaine. L'homme, en tant qu'être rationnel, ne peut devenir un instrument entre les mains de Dieu que lorsque tout ce qu'il fait est en harmonie avec sa Volonté, révélée dans les Saintes Écritures et dans le Verbe vivant – le Christ. Alors la terre ne sera plus une malédiction pour l'humanité, mais une bénédiction.
La Vierge Marie de tous les peuples exhorte les peuples d'Europe à la vigilance et à la prudence. Et cela s'applique non seulement aux pasteurs, mais aussi à toutes les idéologies. Car les temps viendront où des idéologies, se prétendant bienfaisantes, tenteront d'éloigner les hommes de Dieu, dispersant ses brebis et obscurcissant la vérité. Le mal ne se manifestera pas ouvertement, mais agira sous le masque de la bonté, de l'humanisme ou d'une tolérance illusoire.
Cette image fait directement écho aux paroles de Jésus dans l'Évangile, où il met en garde contre les « loups déguisés en brebis », ceux qui se font passer pour des bergers et des guides, mais qui, en réalité, sont des instruments de dispersion et de confusion. Le Christ nous met en garde contre ce qui prétend être lumière, mais qui est en réalité ténèbres.
Les mots « Ora et labora » – prie et travaille – apparaissent également dans ce contexte. Après avoir récité ces mots, la Vierge Marie de tous les peuples permet à Ida Peerdeman de voir le loup déguisé en brebis, invisible au premier abord. Cette image montre que la prière éclaire le discernement, nous permettant de voir la vérité apparente par l'action du Saint-Esprit, qui nous aide à reconnaître le mal caché sous le masque du bien.
Combattre le mal est un travail qui exige sacrifice, renoncement et souvent souffrance. « Ora et labora » n'est pas seulement un appel à la prière, mais à un engagement total, en esprit et en action. Ce message montre qu'il ne suffit pas de reconnaître le mal ; il faut aussi avoir le courage de s'y opposer.
« Alors la Dame me permet de voir Rome. Je vois clairement le Vatican qui tourne. C'est comme si la Dame m'appelait à elle, me faisant signe du doigt. Elle dit :
« Viens, regarde bien. »
Elle lève alors trois doigts, puis toute sa main, donc cinq doigts. Elle répète cela plusieurs fois devant moi :
« Regarde attentivement et écoute », dit-elle.
« L'Est contre l'Ouest. »
Puis j'entends la Dame dire à nouveau :
« Europe, prends garde ! »
Soudain, je vois l'Angleterre devant moi. La Dame descend une marche. Il semble qu'elle pose le pied sur l'Angleterre. Je regarde attentivement et je la vois joindre les mains. Puis elle avertit de nouveau. Je l'entends dire :
« Malheur à toi, Angleterre ! » »
Dans son premier message, Notre-Dame de tous les peuples annonça la libération des Pays-Bas du joug nazi, perçue comme la victoire du bien sur le mal. Cet événement eut lieu le 5 mai 1945.
La date fut transmise par un geste symbolique de la main. Notre-Dame de tous les peuples leva d'abord trois doigts, symbolisant le mois du message : mars. Elle leva ensuite l'annulaire et l'auriculaire, symbolisant avril et mai. Ainsi, l'annulaire et l'auriculaire indiquaient l'année de la libération, 1945, tandis que l'auriculaire, point d'arrivée du compte à rebours, indiquait clairement la date du 5 mai. Ce jour-là, les Pays-Bas recouvrèrent leur liberté, ce qui, comme le souligne Notre-Dame de tous les peuples, est attribuable à l'action du Christ.
Ce même geste réapparaît dans ce message. Puisque le message tout entier évoque la lutte entre le bien et le mal, les doigts levés, cette fois-ci disposés différemment, symbolisent une période où cette lutte revêtira une importance particulière dans les événements qui se déroulent entre l'Est et l'Ouest, en Europe, en Angleterre et au sein de l'Église catholique.
Le geste de lever trois, puis cinq doigts, symbolise 35 ans. En ajoutant ce nombre à l'année de la transmission du message (1946), on arrive à 1981, année charnière dans l'histoire de l'Église catholique, de l'Europe et de l'Angleterre, dans le contexte des tensions entre l'Est et l'Ouest.
À cette époque, ces tensions atteignirent un niveau dramatique, parfois qualifié de « Seconde Guerre froide ». Aux États-Unis, Ronald Reagan accéda à la présidence et durcit sa politique envers l'Union soviétique, accroissant le risque de conflit nucléaire en Europe. L'Angleterre, proche alliée des États-Unis, se retrouva dans une zone de menace nucléaire potentielle.
Cette même année, des missiles furent déployés en Europe et dans les pays du bloc de l'Est, et la Pologne devint un point névralgique des tensions politiques régionales. Il convient de rappeler que la Pologne n'a jamais aspiré à faire partie du bloc de l'Est, mais qu'à la suite de l'agression de ses voisins et de la trahison de ses alliés, elle fut conquise et annexée de force.
Dans son allocution, la Vierge Marie lève d'abord trois doigts, puis cinq, en référence symbolique au 3 mai 1981. Ce jour-là, des manifestations contre le régime communiste ont eu lieu en Pologne, organisées dans tout le pays. Le 3 mai étant la fête nationale commémorant l'adoption de la Constitution – symbole de la lutte pour les droits et la liberté –, cette journée est devenue l'occasion de manifester la volonté de recouvrer la souveraineté et de s'opposer au pouvoir communiste. Les participants ont commencé la journée par une messe, puis ont défilé dans les rues des villes, brandissant des banderoles et des symboles religieux. Ces événements ont bénéficié du soutien de l'Église catholique et du pape Jean-Paul II, qui a insisté sur le droit des Polonais à la liberté et la défense des valeurs chrétiennes.
Les autorités communistes, craignant de perdre le contrôle de la Pologne et l'effondrement potentiel du bloc de l'Est, ont réagi en assassinant Jean-Paul II le 13 mai 1981. L'objectif de cet attentat était d'intimider la société et de limiter l'influence du pape en Pologne, selon le principe : « Frappez le berger et les brebis se disperseront ». L'étape suivante des autorités communistes fut l'instauration de la loi martiale en Pologne le 13 décembre 1981, visant à réprimer l'opposition et à restreindre les libertés civiles.
L'année 1981 marqua un tournant non seulement pour la Pologne, mais pour toute l'Europe. La Pologne devint un pays clé du bloc de l'Est, où la résistance sociale prit une ampleur considérable, amorçant un processus qui mena finalement à l'effondrement du bloc de l'Est et de l'URSS. Ce n'était pas la première fois que la position de la Pologne sauvait l'Ouest.
L'histoire a montré que la Pologne subit les plus grands sacrifices durant cette période – répression, internements, restrictions de la vie sociale et morts parmi les manifestants – mais sa résistance fut fondamentale pour la liberté de toute la région. On peut dire que les Polonais portèrent le fardeau de la lutte pour la liberté, libérant l'Est comme l'Ouest de l'oppression politique du communisme. Si la société polonaise ne s'était pas rebellée contre le régime communiste, entraînant finalement l'effondrement du bloc de l'Est, une guerre nucléaire aurait pu éclater, avec des conséquences ressenties dans toute l'Europe.
Dans le contexte chrétien, la Pologne a supporté le poids des tensions entre l'Est et l'Ouest, sauvant ainsi l'Europe de la destruction. Il convient de rappeler que les Polonais ont non seulement résisté au régime communiste qui les opprimait, mais ont également subi les conséquences des sanctions imposées par l'Occident.
Le message met également en scène l'Angleterre, représentée d'une manière qui fait clairement allusion aux Écritures : Marie pose le pied sur son territoire en prononçant ces mots : « Malheur à toi, Angleterre ! » Au sens biblique, ce geste doit être interprété comme le fait d'écraser la tête du serpent, présage de la lutte entre le bien et le mal. Ce motif fait directement écho aux paroles du Christ dans l'Évangile selon Matthieu.
Mt 23:33 Serpents, race de vipères, comment échapperez-vous à la condamnation de l'enfer ?
Cette imagerie est cohérente avec le message précédent, qui évoquait Jeanne d'Arc et la libération de la France de l'occupation anglaise, ainsi que l'influence subséquente de l'Église d'Angleterre sur l'Église catholique, symboliquement présentée comme une forme d'occupation spirituelle. Les mots « Malheur à toi, Angleterre » font directement référence aux prêtres de l'Église d'Angleterre et à l'enseignement du Christ contenu dans l'Évangile selon Matthieu
Mt 23,29-36
23,29 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Car vous bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les sépulcres des justes,
23,30 et vous dites : « Si nous avions vécu au temps de nos ancêtres, nous ne nous serions pas associés à eux pour assassiner les prophètes. »
23,31 Par là, vous confessez vous-mêmes que vous êtes la descendance de ceux qui ont assassiné les prophètes !
23,32 Vous accomplissez ainsi la mesure de vos ancêtres !
23,33 Serpents, race de vipères, comment échapperez-vous à la condamnation de l’enfer ?
23,34 C’est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes . Vous en tuerez et crucifierez quelques-uns ; vous en flagellerez d’autres dans vos synagogues et vous les persécuterez de ville en ville.
23:35 Ainsi retombera sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang d'Abel le juste jusqu'au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez assassiné entre le temple et l'autel.
23:36 En vérité, je vous le dis, toutes ces choses arriveront à cette génération.
Dans ce passage, Jésus s'adresse aux scribes et aux pharisiens, critiquant vivement leur attitude, semblable à celle qu'il adopte envers les prêtres anglicans qui, au lieu de se ranger du côté de Dieu, deviennent ses adversaires.
Preuve de cette attitude : le rejet et la mise à mort des prophètes envoyés par Dieu pour leur bien, dont le Christ parle dans les derniers versets de l'Évangile cité. Ce fut le cas de Jeanne d'Arc, exécutée par les Anglais, et, symboliquement, des apparitions de Notre-Dame de tous les peuples et d'Ida Peerdeman, rejetées par les protestants anglicans qui ne reconnaissaient pas le rôle de Marie dans le plan de salut de Dieu. L'influence du protestantisme sur l'Église catholique fut l'une des raisons pour lesquelles ces apparitions ne furent pas officiellement reconnues, illustrant une fois de plus l'emprise spirituelle de l'Église catholique par l'Église d'Angleterre.
Parallèlement, le message indique que la prière peut sauver l'Angleterre, symbolisée par les mains jointes de Notre-Dame de tous les peuples. Grâce à cela, ce pays n'aura pas à subir le même sort que Sodome et Gomorrhe s'il répond à l'appel à la conversion. Dans ce contexte, le rôle de la Pologne apparaît décisif pour le salut non seulement de l'Angleterre, mais aussi de toute l'Europe. C'est la Pologne – comme indiqué précédemment – qui a porté le fardeau des menaces découlant des tensions croissantes entre l'Est et l'Ouest.
Grâce à ce sacrifice, la menace de guerre nucléaire a été écartée, et c'est avec la Pologne que s'est amorcé le processus menant à la désintégration du bloc de l'Est. D'un point de vue biblique, on pourrait dire que la Pologne a pris sur elle les malédictions de ce conflit afin que l'Est et l'Ouest puissent être sauvés.
La Dame me fait signe de regarder attentivement. Soudain, je revois Rome devant moi, et le Pape est assis. Il tient un livre ouvert qu'il me montre. Je ne parviens pas à déchiffrer de quel livre il s'agit. Puis le Pape le tourne dans tous les sens. J'entends la Dame dire :
« Mais beaucoup de choses doivent changer là-bas. »
Et elle désigne l'endroit où est assis le Pape. Elle a l'air très grave et secoue la tête.
La Dame lève de nouveau trois doigts, puis cinq. Soudain, un vertige m'envahit. Je l'entends dire :
« De nouvelles catastrophes s'abattront sur le monde. »
Dans l'image ci-dessus, une référence apparaît d'abord à la division de l'Europe en Est et Ouest, puis l'attention se porte sur le Vatican. La juxtaposition de ces images permet une compréhension subtile du message : de même que l'Europe est divisée, cette division touche également le cœur même de l'Église.
Ceci est clairement exprimé par la vision du Pape, dans la vision d'Ida Peerdeman, tournant un livre entre ses mains, l'orientant dans différentes directions. Ce livre symbolise sans aucun doute les Saintes Écritures. Le simple fait de le tourner suggère que le Pape – influencé par d'autres confessions chrétiennes et les courants idéologiques dominants – tente d'adapter le contenu de la Parole de Dieu aux attentes du monde contemporain, au lieu de lui rester pleinement fidèle.
Il s'agit d'un phénomène dangereux : une tentative de substituer la Parole révélée de Dieu à la pensée humaine. Dans l'Évangile, Jésus déclare clairement : « En vérité, je vous le dis, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne passera de la Loi ni un iota, ni un trait de lettre » (Matthieu 5, 18). Toute altération, manipulation ou relativisation de la vérité révélée constitue un péché aux conséquences définies dans le Livre de la Loi de Moïse.
Rappelons-nous que, dans l'histoire biblique, des catastrophes ont frappé des peuples et des nations lorsque l'alliance avec Dieu a été rompue, et qu'aucun juste ne se trouvait parmi eux pour empêcher le jugement à venir. Le Pape doit être la voix de la vérité et de la justice, le rempart de l'Évangile authentique. Cependant, si, sous la pression – qu'elle vienne de l'extérieur ou de l'intérieur de l'Église – il commence à adapter l'Écriture Sainte au monde, il perdra non seulement son autorité spirituelle, mais il mettra aussi en danger l'Église et le monde. C'est précisément ce qui a été présenté dans le message de Notre-Dame de tous les peuples comme une rupture spirituelle de l'alliance avec Dieu.
Dans le livre de la Genèse, Dieu promet qu'il n'enverra plus le déluge sur le monde s'il voit son arc-en-ciel dans le ciel. À la lumière des messages, cet arc-en-ciel symbolise la justice, la droiture et l'amour du prochain. Si ces valeurs sont rejetées par le monde, alors – comme pour Adam et Ève – la Terre deviendra une malédiction pour l’humanité, se manifestant par diverses catastrophes.
Notons que la Vierge Marie, par un geste de la main, levant d’abord trois doigts, puis les cinq, pourrait également faire référence à la date du 13 mai 1981, date de l’attentat contre le pape Jean-Paul II.
Soudain, je vois une plaine devant moi. Un gros œuf y est posé. Et tandis que je le regarde, je vois soudain une autruche s'enfuir à toute vitesse.
Puis, de nombreux enfants noirs apparaissent devant moi. Alors, je ressens à nouveau l'avertissement et je vois des enfants blancs. J'ai l'impression de voir le Seigneur Jésus debout là, entouré d'enfants. La silhouette que je vois est lumineuse. J'entends :
« Laissez venir à moi les petits enfants ! » et je vois l'inscription : « Les enfants doivent être élevés dans la doctrine chrétienne. »
La scène de l'apparition, représentant une autruche en pleine course et un œuf géant, nous plonge symboliquement dans l'atmosphère africaine. Ce n'est pas seulement un décor culturel, mais aussi le signe que le message de Notre-Dame de tous les peuples est universel – il s'adresse à tous les continents, toutes les cultures et tous les êtres humains. Dans la vision qui accompagne l'apparition, nous voyons des enfants – noirs et blancs – réunis. Cette image n'est pas fortuite. Dès le début du message, le thème des divisions apparaît : entre l'Orient et l'Occident, entre les différentes factions de l'Église, entre « nous deux ».
Au centre de cette diversité se tient Jésus-Christ, entouré d'enfants de toutes origines. Il unit, il ne divise pas. Le Christ désire unir toutes les nations et tous les enfants de Dieu – sans distinction de couleur de peau, d'origine ou d'appartenance culturelle. Cependant, pour que cette unité soit possible, les enfants doivent être élevés dès leur plus jeune âge dans l'esprit chrétien – fondé sur des valeurs telles que la droiture, la justice et l'amour du prochain. Seule une telle éducation peut permettre de bâtir une paix véritable.
La véritable transformation du monde ne peut commencer que lorsque, suivant l'exemple du Christ, nous nous efforçons de surmonter les divisions dès l'enfance. Les écoles, les communautés et les milieux éducatifs doivent être des lieux d'unité, de respect mutuel et de construction communautaire. Les enfants élevés dans un climat de préjugés et de division les perpétueront à l'âge adulte ; au lieu de se réconcilier, ils sèmeront la division.
L'enfance est la période de formation la plus importante pour une personne. Ce qui est semé en elle l'accompagnera tout au long de sa vie, et le changement sera très difficile plus tard. Par conséquent, l'éducation dans l'Esprit de Dieu, fondée sur les valeurs de l'Évangile, n'est pas seulement la responsabilité des parents ou des enseignants, mais une obligation spirituelle de toute la communauté des croyants.
La Vierge Marie, notre Dame de tous les peuples, démontre que l'avenir de l'humanité dépend de la manière dont nous élevons nos enfants : dans la division et l'indifférence, ou dans la Lumière de Dieu, porteuse de vérité et d'amour. Seule une éducation fondée sur les valeurs de Dieu peut garantir au monde une paix véritable, non pas une paix éphémère et superficielle, mais une paix profonde et durable, enracinée en Dieu.
Ce message recèle également une signification plus profonde. Il s'avère que cette image était une prophétie annonçant l'avènement de l'apartheid en Afrique du Sud. Elle s'est réalisée en 1948, deux ans après sa transmission. L'image représente une autruche, l'oiseau le plus répandu dans cette région. Elle est montrée en train de fuir, symbolisant la menace imminente. De plus, l'autruche a abandonné son œuf, ce qui, dans la nature, ne se produit qu'en cas de stress extrême. Les autruches fuient les prédateurs, le bruit ou d'autres dangers. Incapables de voler, elles se déplacent naturellement en courant, atteignant des vitesses allant jusqu'à 50 km/h et les maintenant sur de longues distances. On peut donc constater que, dans le contexte du message, la menace que fuit l'autruche est précisément l'apartheid, qui instaure les profondes divisions raciales annoncées par le Christ.
Plus loin sur l'image, on voit le Christ entouré d'un grand nombre d'enfants noirs, suivis d'enfants blancs. Dans ce contexte, le symbolisme du « grand nombre » est significatif. Ce texte illustre le rôle dominant de la majorité noire dans la société, une situation à laquelle la prophétie fait allusion en lien avec des événements historiques réels.
L'apartheid était un système de ségrégation raciale légal et imposé par l'État en Afrique du Sud de 1948 à 1994. Il maintenait le pouvoir de la minorité blanche (environ 10 à 15 % de la population) sur la majorité noire. Le message suggère qu'il y a plus d'enfants noirs que d'enfants blancs. La population était divisée selon la race et les droits des Noirs étaient drastiquement restreints : les mariages mixtes étaient interdits, des déplacements forcés étaient mis en place et les Noirs devaient obligatoirement posséder un laissez-passer. Le système d'apartheid était maintenu par la violence et toutes les manifestations étaient brutalement réprimées, comme en témoignent les massacres de Sharpeville (1960) et de Soweto (1976).
Nelson Mandela, entre autres, a mené la résistance à l'apartheid, passant 27 ans en prison et devenant un symbole de la lutte pour la liberté. Après sa libération et son accession à la présidence, le processus de réconciliation nationale s'est entamé en Afrique du Sud, et l'égalité juridique totale a été instaurée.
Dans ce message, Jésus se tient au milieu d'enfants noirs et blancs, démontrant clairement que pour Dieu, il n'existe aucune division raciale : tous sont égaux. Toutefois, le message souligne que cette égalité et les valeurs de l'Évangile doivent être inculquées dès le plus jeune âge, et que, par conséquent, tous les enfants doivent être conduits à Jésus et élevés dans un esprit d'amour, de droiture et de justice.
Puis j'aperçois un fragment de carte et j'entends :
« Judée » — et je vois les mots « Jérusalem ». Ensuite, je vois deux lignes avec des flèches à chaque extrémité. L'une dit « Russie », l'autre « Amérique ».
Puis, c'est comme si j'étais avec la Dame au-dessus du globe. La Dame désigne quelque chose, et je vois la lune devant moi, très clairement. Quelque chose arrive. Je vois quelque chose se poser sur la lune. Je dis : « Quelque chose se pose sur la lune. » C'est comme si je flottais dans l'espace. Une sensation étrange m'entoure, et je dis : « Un phénomène naturel, sans doute. »
L'extrait ci-dessus du message de Notre-Dame de toutes les nations contient une prophétie extraordinaire annonçant l'alunissage, événement qui s'est produit le 20 juillet 1969. Fait significatif, cette vision apparaît dans le contexte des enfants et de leur éducation chrétienne. Ce n'est pas un hasard : un signe prophétique aussi puissant vise à renforcer le message selon lequel il ne faut pas interdire aux enfants de venir au Christ. Au contraire, il faut les conduire à Lui et les élever dans Ses enseignements, fondés sur la justice, la vérité et l'amour du prochain.
Ce message ne se limite pas à l'alunissage lui-même, mais indique également que même si des différences et des tensions existent dans le monde – divisions nationales, culturelles ou idéologiques – elles peuvent se transformer en une saine émulation, menant au développement de la civilisation et non à son déclin. Une telle émulation, inspirée par l'Évangile, peut servir le bien de l'humanité.
Ce sont les Américains qui furent les premiers à poser le pied sur la Lune, et aussi les premiers à reconnaître Jérusalem – située sur le territoire de l'ancienne Judée – comme capitale d'Israël. Nous constatons donc que le vainqueur de la course technologique fut celui qui exprimant le premier cette reconnaissance.
Les enfants doivent avoir un accès libre et sans entrave au Christ, car leur éducation dans l'esprit de l'Évangile façonnera non seulement leur vie personnelle, mais influencera aussi l'avenir de toute l'humanité. Seuls ceux qui sont unis au Christ peuvent accomplir de véritables grandes choses.
« Alors j’entends la Dame dire :
« Peuples d’Europe, unissez-vous ! Cela ne va pas ! »
Je vois l’Allemagne au milieu de l’Europe, et c’est comme si ce pays voulait se détacher.
Puis je revois l’Angleterre. Maintenant, je dois tenir la couronne très fermement, à deux mains. C’est comme si la couronne vacillait et que je devais recouvrir l’Angleterre avec elle. J’entends :
« Angleterre, comprends bien ta mission ! Angleterre, tu dois retourner au Très-Haut, au Très-Haut. »
Et maintenant, la Dame disparaît soudainement. »
L'extrait ci-dessus du message de la Dame de toutes les nations indique clairement que « tout ne va pas bien en Europe ». À la lumière du message dans son ensemble, nous constatons que l'Europe sera vulnérable aux attaques de forces extérieures ; l'unité est donc indispensable. Seule l'unité peut repousser le mal grandissant, tant sur le plan politique que spirituel.
Au centre de l'image, nous voyons l'Allemagne, un pays qui semble vouloir « dépasser » ses frontières et étendre sa domination. Il ne s'agit pas seulement d'expansion militaire, mais surtout de diffusion d'une influence idéologique qui, au regard de l'histoire européenne, peut être considérée comme une caractéristique de cette nation. Rétrospectivement, nous constatons que cette prophétie s'est réalisée.
Plus loin dans la vision, l'Angleterre réapparaît, sa couronne déchirée de toutes parts. C'est un symbole clair des tensions et des divisions internes au pays, conséquences de l'esprit malin qui sème le trouble. Il est intéressant de constater, au vu des événements contemporains, que de nombreux changements et conflits sociaux se produisent autour de la monarchie britannique – la couronne elle-même – érodant les fondements autrefois considérés comme inviolables.
On comprend donc que cette partie du message lui confère également une dimension prophétique.
La Vierge Marie de tous les peuples indique que seul un retour à Dieu peut arrêter le mal qui cherche à détruire l'Angleterre. Dans un contexte historique, cela fait référence au roi Henri VIII, qui, au XVIe siècle, a établi l'Église d'Angleterre, la séparant de l'Église catholique. À travers cette image, la Vierge Marie de tous les peuples souligne clairement que l'Angleterre doit revenir à Dieu et que quitter l'Église catholique était une violation de la volonté divine. Dans ce contexte, les pratiques et les doctrines de la Communion anglicane ne doivent pas être imitées, car la séparation d'avec l'Église catholique a entraîné son schisme.
Nous constatons clairement que le message en question porte un message prophétique, révélant au monde les divisions, les menaces et les conflits entre les hommes – inscrits dans le destin du monde comme le combat de la femme avec le serpent, comme l’affrontement entre le bien et le mal. L’homme ne doit pas oublier que le mal existe dans le monde, et sa vocation, en tant qu’enfant de Marie, est de le combattre et de l’extirper de ce monde. Malheureusement, il semble que beaucoup – y compris l’Église catholique elle-même – l’oublient souvent.
Nous devons aussi nous rappeler que le combat n’est pas seulement militaire, mais aussi spirituel, ce qui, comme le dit Notre-Dame de tous les peuples, est bien plus dangereux. Ceci est également confirmé par les paroles du Christ :
Mt 28,28 « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne. »
